Les blessures à répétition dans les clubs de L1

J’ai eu l’occasion de poster cet argumentaire, sur des forums, j’ai envoyé des messages à RMC, lorsqu’ils se posaient la question, et personne ne semble entendre, les réponses simples.

C’est tout simplement dû à l’utilisation des terrains synthétiques.

La réponse est simple, évidente, pour tout ceux qui y ont joué régulièrement, alors oui la surface est belle, toute l’année on peut y jouer, il y a moins d’entretien mais à la fin d’une séance, ou d’un match on le ressent, sur les articulations, et dans les gros muscles proches de ces articulations (quadri, mollets).

J’ai joué au foot pendant 20ans, je n’ai pas été épargné par les blessures, mais celles-ci étaient pour la majorité dues à des chocs, des fautes, des chutes. Les 4 dernières saisons en tant que joueur, ont été les plus pénibles, avec des douleurs qui ne passaient pas au bassin, alors qu’elle commençait à s’estomper avant de rejoindre mon nouveau club. Sont apparues également des douleurs aux genoux, des tendinites aux muscles fessiers.

Sur ces 4 années, je n’ai jamais vu autant de blessures à répétition, et des douleurs que l’on feignait, plus jeune, pour ne pas s’entraîner, devenaient une réalité. Les douleurs aux genoux, devenaient ruptures des ligaments, fissures du ménisque, les douleurs aux adducteurs devenaient des pubalgies. Ajoutés à cela les entorses, les douleurs au bassin, les douleurs intercostales, et toutes les sortes de tendinites, le bilan est lourd.

Le bilan s’alourdit encore plus pour la majorité des joueurs, ayant un peu de poids en trop, tout cela pour des joueurs amateurs. Pour les professionnels, avec une séance, par jour, avec des séances basées sur les appuis comme à Lyon, ça devient vraiment traumatisant pour les organismes.

Il y a deux ans, j’avais vu les Lyonnais s’entraîner sur leur nouveau terrain synthétique de TOLA VOLOGE, je ne m’étais pas fait la remarque… et puis, la saison a commencé et des blessures en veux-tu en voilà, et l’an dernier, même problème et cette saison, encore et toujours la même chose.

Il y a exactement 10 ans nous avions inauguré un terrain synthétique, et nous y avions renoncé parce que nous le trouvions dangereux, par temps de pluie, et nous l’avions trouvé inadapté à la pratique du Football, c’était un terrain 100% synthétique ancienne génération, ça n’a vraiment rien à voir mais aujourd’hui le dit terrain n’est plus utilisé pour le foot.

Alors pourquoi ??

Ce que je vais écrire, ne repose sur aucune étude, mais sur un savoir empirique (sur le tas, par l’expérience…).

Aujourd’hui, il y a trois surfaces pour la pratique du football de plein-air, donc je ne parlerait pas des gymnases ni des terrains en béton, ces trois surfaces sont le stabilisé, le gazon et le synthétique. Je vais vous parler de ce que les terrains vous renvoient après l’impact de vos pieds lors des impulsions, la course en particulier.

Je vais commencer par le gazon, au moment de la course, votre pied s’enfonce dans le sol, et le retour est moins important, donc il y a un amorti, vous perdez un peu de vitesse, il y une certaine forme de fatigue supérieure en fonction de l’humidité du terrain, pour devoir redécoller.
Disons qu’il vous renvoie 50/60% de ce que vous « mettez dedans ». Pour les articulations c’est ce qu’il y a de mieux, sauf si bien sûr vous vous plantez dedans, et aussi pour le travail athlétique, à mon avis.

Ensuite le stabilisé, qui est une surface dure, quand on tombe dessus, on s’écorche, même par temps de pluie, ça ne devient pas plus agréable. Le ballon rebondit haut et en été on joue dans la poussière. Les joueurs ont une certaine forme de retenu au moment de la course parce qu’on a toujours l’impression que l’on peut glisser, par contre quand on y est habitué on y court plus vite que sur un gazonné. Par contre pour la circulation du ballon ça va moins vite.
Disons qu’il vous renvoie 80/90% de ce que vous « mettez dedans ». Pour les articulations ce n’est pas ce qu’il y a de mieux pour le travail athlétique ou pour le travail d’appui, par contre à moins d’une grosse chute ou d’un gros impact, les blessures y sont moins importantes et surtout moins grave.

Enfin le synthétique, c’est une surface agréable, sur laquelle, on joue de manière libérée, parce qu’il n’y a que très d’imperfections de surface, les rebonds sont assurés, ça brûle un peu quand on tacle dessus, mais pour le confort de jeu, ça n’a pas d’égal. Par contre pour le travail physique, c’est assez traumatisant, pour les sprints, le travail d’appui notamment.Lorsque l’on court sur un synthétique, on a l’impression de courir plus vite de sauter plus haut, je me rappelle une compétition U17 ou U19 qui s’était déroulée sur du synthétique et je trouvais que ça allait super vite.
Le gros HIC pour moi, c’est justement que ce terrain vous renvoie 110/120% de ce que vous « mettez dedans ». Donc pour les corps c’est très traumatisant et ça pète, regardez simplement les brésiliens de l’OL, Cris, Basts, Ederson, tous les trois sont blessés aux ischios, et depuis hier, il y en a trois nouveaux Aly Cissokho, Lamine Gassama et Miralem Pjanic.

Je pense que cette année ce sera une véritable hécatombe pour Lyon, s’ils continuent de s’entraîner sur le synthétique, en même temps, c’est déjà le cas depuis 3 inter-saisons. Ça le sera aussi pour Nancy et Lorient, qui jouent sur le Synthétique en compétition, donc à mon avis ils vont forcément aussi s’entraîner sur cette surface, et ils vont se péter à tours de bras, quand on s’appelle Lyon, on a un effectif qui peut dépanner mais pour Lyon Lorient et Nancy, ça sent la relégation dans ces cas-là

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